Message de Françoise Chastel du 13/01/09

Bernard Mottez nous a quittés !
Je joins mon témoignage à celui de tous ceux qui comme moi ressentent cette immense peine !
Bernard parti, c’est toute une page de l’Histoire des Sourds qui se tourne
La reconnaissance de l’Identité de la personne Sourde c’est lui,
Le renouveau et la lutte vers la Communication, c’est lui encore.
Je l’ai rencontré en 1978 lors du premier stage au GALLAUDET COLLEGE de Washington devenu depuis GALLAUDET UNIVERSITY.
Au lendemain de ce premier stage j’avais rédigé une brochure intitulée « Une Sourde Française au GALLAUDET COLLEGE » et j’en cite les extraits :
« …Le destin me fit signe en 1978. Cette année là, en lisant la revue « Coup d’œil » rédigée par Messieurs Bernard MOTTEZ, chercheur et Harry MARKOWICZ, linguiste, je découvris qu’un séjour était proposé dans l’Université de mes rêves. Il s’agissait d’un stage destiné à des participants sourds et entendants dans le but d’étudier les méthodes du GALLAUDET COLLEGE. Immédiatement, je découpais la demande de documentation et l’envoyais.
Je viens de relire cette brochure et à la fin j’en ai eu les larmes aux yeux ! Tout cet enthousiasme qui fit de nous des pionniers, nous te le devons cher Bernard ! Non tu n’es pas parti, tu es là présent, tu es simplement dans la pièce d’à côté ! Pour le renouveau après le Congrès de Milan, nous ferons toujours référence à toi !
Françoise Chastel
Du premier stage au GALLAUDET COLLEGE

Bibliographie de Bernard Mottez

(Publiée en Bernard Mottez, Les Sourds existent-ils ? Textes réunis et présentés par Andrea Benvenuto, Paris, L’Harmattan, 2006, pp. 379-388. Version revue et corrigée le 12 janvier 2009)

Fondateur et éditeur avec Harry Markowicz de la revue Coup d’Œil, Bernard Mottez y a écrit plusieurs articles. On peut consulter la collection complète à la bibliothèque de l’Institut national de jeunes sourds de Paris (INJS, 254 rue Saint-Jacques 75005 Paris) ou commander une réédition de la collection à 2LPE-Coup d’Œil, 15 avenue R. Schuman – 86000 Poitiers.

A: article ; C :communication ; E :essai ; I :interview ; L : livre ; OC :ouvrage collectif ; R : ronéo ; Ra: rapport ; V:vidéo.

1958-1968
Comptes rendus bibliographiques, in Sociologie du Travail.
1959
A – « Données statistiques sur la condition ouvrière », in Arguments, n° 12-13, pp. 2-7.
1959
A – J. R. Tréanton et B. Mottez, « Syndicalisme et négociation collective », in Sociologie du Travail, n° 1, pp. 72-76.
1960
A – « La bureaucratie comme organisation et comme appareil », in Arguments, n° 17, pp. 14-18.
1960
A – « Du marchandage au salaire au rendement », in Sociologie du Travail, n° 3, pp. 206-215.
1961
A – « Le patronat français vu par les Américains », in Sociologie du Travail, n° 3, pp. 287-293.
1961
OC – « Les professions non industrielles », chap. II, pp. 47-90 et « Le mouvement ouvrier », chap. V, pp. 167-202, in Alain Touraine (éd.), Histoire générale du travail, Paris, Nouvelle Librairie de France, vol. 4.
1962
OC – Alain Touraine & Bernard Mottez, « Classe ouvrière et société globale », in Georges Friedmann & Pierre Naville (éd), Traité de Sociologie du Travail, Paris, A. Colin, vol. 2, chap. XX, pp. 233-281.
A – « Formes de rémunération et rationalisation », in Sociologie du Travail, n° 3, pp. 262-277.
1966
L – Systèmes de salaires et politiques patronales. Essai sur l’évolution des pratiques et des idéologies patronales, Paris, CNRS, 266 p.
1967
A – « Formes de salaire et types d’action ouvrière », in Le Mouvement social, n° 61, pp. 5-12.
1969
A – « La notion de société industrielle », in Recherche sociale, n° 23-24, pp. 5-20.
1970
A – « La rémunération au rendement », in Bulletin du Militant, CFDT-FGM, n° 5, pp. 1-15.
OC – « Artisanat », in Encyclopédie Larousse.
1971
OC – « Comité d’entreprise », in Encyclopédie Larousse.
L – La sociologie industrielle, Paris, PUF, 128 p. (trad. japonaise et espagnole 1972, portugaise et arabe 1974).
1972
A – « Avant propos » au numéro spécial de Sociologie du Travail sur les travailleurs immigrés, préparé sous la responsabilité de Bernard Mottez, n° 3, pp. 257-259.
OC – « Industrialisation », in Encyclopédie Larousse.
1973
OC – « Lumpenprolétariat », in Encyclopédie Larousse.
R – L’alcoolisme en milieu de travail, CEMS, 140 p.
R - La méthode des signes dans l’enseignement des sourds. Les causes et les conséquences d’un déplacement des buts, projet d’ATP, CEMS, 18 p.
1974
OC – « Sociologie du travail », in Encyclopédie Larousse.
1975
A – « Nous sommes pas tous des héros », in Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 1, pp. 98-101.
A – « Les blessures de la guerre », in Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n° 3, pp. 41-42.
1976
A – « Le médecin, le comptable et l’alcoolique », in Sociologie du Travail, n° 4, pp. 381-393.
R - À propos d’une langue stigmatisée, la langue des signes, CEMS, 90 p.
A - « La langue des signes aux États-Unis », in Revue Générale de l’Enseignement des Déficients Auditifs, n° 4, pp. 190-214.
A - « Plaidoyer pour les signes », in Informations Sociales, n° 7/8, pp. 56-57.
1977
A - « À s’obstiner contre les déficiences, on augmente souvent le handicap : l’exemple des sourds », in Sociologie et Société, Montréal, volume 9, n° 1, pp. 20-32. Traduction italienne in Maria Montanini Manfredi, Laura Fruggeri, Massimo Facchini (éd. ), Dal gesto al gesto, il bambino sordo tra gesto e parola, Bologna, Capelli, 1979. Réédition augmentée in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), supplément n° 39, 1984, pp. 1-20.
C - « Les réactions à la loi d’orientation », exposé introductif au travail des commissions, diffusé aux participants de la XXVIe Assemblée Fédérale des Sociétés de Croix-Marine, Bourges, 26-28 septembre 1977.
1978
OC – « Sociologie du travail », in Encyclopédie Larousse. La Sociologie, Paris, Larousse, pp. 180-196.
C- « Prélude à un exposé linguistique sur la langue des signes », intervention au colloque organisé par la FISAF à Marseille. Reprise de l’intervention au colloque de Monaco.
OC - « Les paradoxes de la politique d’intégration : le monde des sourds » in Santé, Médecine et Sociologie, actes du colloque de sociologie médicale (6-9 juillet 1976), Paris, CNRS-INSERM, pp. 285-292. Traduction italienne in M. Montanini Manfredi, Laura Frugieri, M. Facchini (éd.), Dal Gesto al gesto, il bambino sordo tra gesto e parola, Bologna, Capelli, 1979.
A - « La formation d’un corps d’interprètes professionnels en langue de signes, première condition d’une véritable intégration des sourds », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 10, pp. 1-2.
A - « La diglossie dans la langue des signes, paraphrase d’un article de W. Stokoe », in Rééducation orthophonique, n° 100, vol. 16, pp. 111-123.
1979
Ra- La vie des adultes sourds dans la société entendante, en collaboration avec Harry Markowicz, Paris, CEMS, (recherche suite à un Groupe d’étude dans le cadre du CTNERHI sur « Le langage mimo-gestuel dans l’éducation des déficients auditifs », février 1978-mai 1979).
OC - « Contenu des concepts la culture sourde et la langue des signes » in Jacky Simonin (éd.), Le langage mimo-gestuel dans l’éducation des déficients auditifs, Paris, CTNRHI, pp. 27-33.
A - « Les sourds comme minorité linguistique », in Rééducation orthophonique, n° 107, pp. 197-212, et Audition et parole, n° 1, pp. 144-149. Traduction portugaise « Os surdos como una minoria linguistica », in Reabilitaçao, Rev. Do Secretariado Nacional de Reabilitaçao, Lisboa, vol. 1, 1981.
A- « Choses vues », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 20, pp. 1-3.
A - « Une médaille pour la télévision », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 20, pp. 6-9.
Ra - B. Mottez et H. Markowicz, Intégration ou droit à la différence, les conséquences d’un choix politique sur la structuration et le mode d’existence d’un groupe minoritaire, les Sourds, Rapport au C.O.R.D.E.S., Paris, CEMS, 165 p.
1980
R - Bernard Mottez et Josette Poulain, « Vue générale sur l’état de l’enseignement de la Langue des Signes française » in Actes du congrès de Dourdan sur l’enseignement de la LSF, Paris, Académie de la LSF, pp. 6-10.
OC- Bernard Mottez et Harry Markowicz, « The Social Movement surrounding French Sign Language » in Ch. Baker, R. Battison (éds.), Sign Language and the Deaf Community, Silver Spring (MD), NAD, pp. 221-232.
A - « Cartes sur la table », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 21, pp. 13-15.
A - « Cours de signes », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 22, pp. 22-28.
A - « La langue des signes est-elle une vraie langue ? », in Psychologie médicale, n° 12, pp. 2111-2114.
A - « Le mouvement des sourds : les mains pour le dire », in Autrement, n° 29, pp. 136-143.
1981
L - La surdité dans la vie de tous les jours, Paris, CTNERHI, diff. PUF, 104 p. (épuisé).
C - « Intégration ou droit à la différence », in Actes du stage parents 2 LPE, été 1980, Bulletin de la FNAPEDIDA, n° 34, pp. 46-51.
OC - « Deux logiques : lutte contre la surdité et combat pour les sourds » in Conceptions, mesures et actions en santé publique, actes du colloque INSERM (8-9 octobre 1981), Paris, INSERM-CNRS, vol. 104, pp. 397-405.
OC - « La communication entre sourds et entendants dans la vie de tous les jours » in 2LPE, stage parents, St. Laurent en Royans, juillet 1981, pp. 3-11.
A- « Préface » à Catherine Maury, Et je t’offrirai les fleurs de mon silence, Éditions Itinéraires, St. Orens de Gameville, réédition 2004, pp. 7-14.
1982
A - « Héritage sourd », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 32, pp. 11-13.
A - « Déception », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 33, pp. 1-5.
A- « Pour en finir avec la psychologie du sourd… et pour introduire la culture sourde », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 34, pp. 10-15.
1983
OC - « Préface » à Bill Moody, Introduction à l’histoire et à la grammaire de la langue des signes. Entre les mains de sourds, Paris, Ellipses, p. 187.
OC - « Mode d’approche sociologique des problèmes de communication » in Vie relationnelle du sourd et action éducative, Paris, FISAF, pp. 3-16.
A - « 2LPE- Poitiers frappe à nouveau », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 36, pp. 15-17.
A - « Du Brésil, où l’on découvrira pour finir un autre Laurent Clerc » in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 38, pp. 3-6.
C - « Où va la culture sourde ? », communication au colloque « Les cultures populaires » de la Société Française de Sociologie et de la Société Française d’Ethnologie, Nantes, 1983.
1984
A - « Sens interdits, Handicaps et Culture », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 39, pp. 2-3.
A - « Français signé », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 39, pp. 14-16.
A - « Les pages les plus noires », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 39, pp. 16-19.
A - « L’enfant sourd », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 40, pp. 12-18.
A - « Un coup porté au prestige de Gallaudet », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 42, pp. 2-3.
C - « La langue des signes dans l’éducation des Sourds : la langue des signes n’est pas une méthode », intervention aux Jornadas internacionais de audiologia e reabilitaçao auditiva, Lisbonne, mai 1984.
1985
OC- « Développement du langage gestuel (langue des signes) » in Réduire les handicaps, Paris, INSERM, La Documentation Française, pp. 212-213.
OC - « La sortie du ghetto » in La langue des signes dans la formation et l’intégration de la personne sourde, actes du colloque de Liège au Sart-Tilman, 27/04/85. Reproduit in Promotion du langage gestuel pour les sourds, ASBL, Belgique, 1985, pp. 84-92. Et in Jean-Pierre Bouillon (éd.), La surdité chez l’enfant en France, Paris, CTNERHI, 1990, pp. 63-69.
OC- « Milan, c’est aujourd’hui » in Journées d’Études, 10, Autour de la langue des signes, (Journée du 04/06/83), UER de Linguistique Générale et Appliquée, Paris, Sorbonne, pp. 9-16.
A - « L’œil écoute » (compte rendu critique), in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 43, pp. 11-12.
A - « Aspects de la culture sourde », in Santé Mentale, n° spécial « L’œil écoute », n° 35, pp. 13-16. Traduction espagnole, « La cultura de sordos », in El Cisne, n° 9, Buenos Aires, pp. 6-7. Version légèrement modifiée sus le titre « La culture sourde », in Médiations, Handicaps et Culture, Marseille, AELGAIBUS, pp. 89-92.
C - « Los sordos en tanto que minoria linguistica, lo que esto implica para los oyentes », communication au Conferencia Latinoamericana de los Sordos, Buenos Aires, 1985.
C - « Les sourds dans le monde », Journée d’information sur la surdité organisé par l’Union des Sourds-Muets de la willaya de Tlemcen et l’Union Nationale des Sourds-Muets d’Algérie, 1985.
1986
A - « La marche du 1er février », in Coup d’Œil, B. Mottez et H. Markowicz (éd.), n° 44, pp. 2-9.
1987
OC - « Expérience et usage du corps chez les sourds et ceux qui les fréquentent » in J. M. Alby & P. Samsoy (éds.), Handicap vécu, évalué, Grenoble, La pensée sauvage, pp. 107-116.
OC- « France », in Van Cleve (éd), Gallaudet Encyclopedia of Deaf People and Deafness, New York, Mac Graw Hill, vol. 1, pp. 431-434.
A - « L’éclat de rire », in La Caravelle, bulletin des devenus-sourds, n° 100, juillet, pp. 12-13.
C - « Les langues de signes », communication au colloque Contacts de langues, quels modèles, organisé par IDERIC (Université de Nice) et Langage et Société, Maison des Sciences de l’Homme (Paris), Nice, du 28 au 30 septembre.
A - « L’identité sourde », in Études et Recherches, 2LPE, vol. 5, 2ème semestre, pp. 41-55. Reproduit in Déficients auditifs : de l’identité à la socialisation, Paris, FISAF, pp. 63-79. Traduction anglaise : « Deaf Identity », in Sign Language Studies, n° 68, Fall, pp. 195-216.
1988
OC - « La langue des signes française et la communauté linguistique des sourds » in Geneviève Vermes (éd.), 25 Communautés linguistiques de la France. Parler sa langue aujourd’hui en France, Paris, L’Harmattan, vol. 1, pp. 360-380.
OC - « Une langue minoritaire pas comme les autres » in Bilinguisme et Société, actes du Colloque de Nancy (mars 1987), Nancy, APPOR, pp. 52-62.
1989
OC - « Les banquets de sourds-muets et la naissance du mouvement sourd » in Lysiane Couturier et Alexis Karacostas (sous la direction de), Le Pouvoir des Signes, catalogue de l’exposition du bicentenaire de la création de l’Institut National des Jeunes Sourds de Paris, Paris, INJS, pp. 170-177. Traduction portugaise : GELES (Grupo de Estudos sobre Linguagem, Educaçao e Surdez), Boletim n° 5, Ano 5, Universidade Federal de Rio de Janeiro, Brésil. Traduction anglaise (version plus complète): « Deaf Mute Banquets and the Birth of the Deaf Movement » in Renate Fisher, Harlan Lane (éds.), Looking Back, A Reader on the History of Deaf Communities and their Sign Language, Hamburg, Signum Verlag, 1992, pp. 143-155.
1990
A - « Ouvrir aux sourds les programmes scolaires : principes leur permettant d’y accéder », in Les cahiers du CTNERHI, n° 59, pp. 124-126.
A - « La communication en famille lorsqu’un ou plusieurs membres sont sourds », in Plurilinguisme, 1, Des langues en famille, vue du dehors et du dedans, Paris, CERPL, Université René Descartes, pp. 64-74.
A - « Des yeux pour entendre, le pouvoir des Signes », in La Quinzaine littéraire, n° 561, pp. 18-19.
A - « La Communication totale, doctrine de la Fédération mondiale des sourds, battue en brèche », in Communiquer, n° 98, p. 28.
C - « Leçon de l’histoire des Sourds », intervention au XXIIe Congrès de la Fédération nationale des Sourds de France : Bicentenaire de la Révolution : notre culture et notre langue, 1-3 décembre, 1989, in La voix du Sourd, n° 178, mai, pp. 3-5 et 10.
V - « La communauté sourde commence dans la salle de classe », intervention au Colloque IDAC, « Surdité, identité, langage », Toulouse, 7, 8 et 9 juin 1990, 60 mn, interprétation en LSF, diffusé par Vidéo-sourd, Toulouse.
V - « Synthèse du Colloque international sur la Langue des Signes », intervention au colloque de Poitiers, juillet 1990, 20mn, interprétation en langue des signes internationale, diffusé par Vidéo-sourd, Toulouse.
1991
A - « Une histoire vivante » (éditorial), in Echo de famille, n° 584, p.1.
A - « Première conférence internationale de l’histoire des sourds », in La Brève d’Alter, p. 4.
A - « Histoires de sourds », in Interfaces, n° 9, pp. 22-23.
A - « Paul Jouison (in memoriam) », in La voix du sourd, décembre, p. 1.
V – « Deaf-Mute Banquets and the Birth of the Deaf Movement », communication au Premier colloque international sur l’histoire des Sourds et la surdité, Washington DC, juin 1991, 45 mn, en anglais et en langue des signes américaine. Diffusé par Sign Media, Burtonsville, MD, USA.
OC - « L’héritage de la Révolution » in P. Turpin, (éd), Les acquis de la Révolution française pour les personnes handicapées de 1789 à nous jours, actes du colloque (tenu le 22 mars 1989), Paris, Université Paris X, pp. 54-63.
1992
OC - « Les sourds » in Musées ouverts à tous les sens. Mieux accueillir les personnes handicapées, Paris, Fondation de France/ ICOM, Cahiers 2, pp. 127-128.
OC - « Les Sourds dans la société française et américaine » in Les Sourds dans la Société. Education et accès, Actes du colloque franco-américain (16-18 oct. 1991), Paris, Édition franco-américaine, pp. 36-39.
OC - « Savoirs, savoir faire et façons d’être, la transmission chez les Sourds » in Surdité, identité, langage : des nouvelles pistes pour l’enfant sourd, Actes du colloque de Toulouse (juin 1990), Château de Brax (Lot-et-Garonne), ASEI-IDAC, pp. 201-212.
A - « La comunicazione tra sordi. La communicazione tra sordi e udenti », in Il Sorduente, n° 1/2 et n° 3/4, pp. 1-2.
C - « Pourquoi des enseignants sourds ? », Journée d’études sur l’éducation bilingue, Lille, Centre social de formation et de culture des Sourds, 11 avril 1992.
C- « Les mal-entendants en public », avec Arlette Morel et Guy Bouchaveau, in Mobilités réduites, Des citadins pas comme les autres, actes du séminaire « Accessibilité et situations d’urgence » du 16 octobre 1992 organisé par le Plan urbain, la DRAST et la RATP, Coordination scientifique, Isaac Joseph, pp. 91-101.
C - « Qu’est-ce que la surdité ? » (Exposé introductif), « Les conséquences inattendues du développement du minitel-dialogue en France » (intervention), « Les savoir-faire de l’intervenant sourd » (exposé de clôture). Primer congreso internacional sobre Educacion Bilingüe para niños sordos, Buenos Aires, décembre 1992.
1993
A - « Les sourds existent-ils ? », in Psychanalystes, cahier spécial « La Parole des Sourds, Psychanalyse et surdités », n° 46-47, pp. 49-58.
A - « Gehörlose und Hörende, Juden und Nichtjuden, eine soziologische Betrachtung » (trad. allemand de « Sourds et entendants, juifs et non-juifs, un regard sociologique »), Hamburg, Das Zeichen, n° 23, pp. 47-50.
A- « Vierter Kongress der Weltorganisation der Jüdischen Gehörlosen » (trad. allemand de « Quatrième congrès de l’Organisation mondiale des sourds juifs », Paris, 12-17 juillet 1992), Hamburg, Das Zeichen, n° 23, pp. 94-97.
A - « Culture et différences », in La Parentière, n° 2, Bruxelles, mars-avril, pp. 6-20.
1994
C - « America’s Role in the Renaissance of the French Deaf Community », communication à Gallaudet University, Washington DC, 23 novembre 1994.
A - « La vie est un vaste théâtre. En marge du Cri de la mouette », in Cahiers du CTNERHI, n° 64, pp. 90-93.
I- « Particularismes de la culture sourde », interview de Georges Kleinmann, publié en Les Mains du CRAL, Journal des Sourds de Genève, n° 132, juin, pp. 2-4.
I- « Un sociologue découvre le monde des sourds », retranscription de l’entretien de Georges Kleinmann, diffusé à la TSR (Emission « Signes »), in Les Mains du CRAL, Journal des Sourds de Genève, n° 132, juin, pp. 8-12.
1996
OC - « Une entreprise de dé-nomination, les avatars du vocabulaire pour désigner les Sourds au dix-neuvième et au vingtième siècle » in Henry-Jacques Stiker, Monique Vial, Catherine Baral (éd.), Fragments pour une histoire : notions et acteurs, Paris, Alter, diffusion CTNERHI, pp. 101-120.
C- « Les foyers de Sourds vu de l’extérieur : souvenirs et impressions d’un entendant », in Les Foyers de sourds, quel avenir ? Rapport du colloque international organisé par la Fédération Royale des Associations de Sourds de Bruxelles et des Faubourgs, Bruxelles, 30 mars, pp. 8-12.
1997
A- Bernard, A., Buton, F., Mottez, Bernard, « La croisade de l’enseignement » in Revue Vacarme, n° 2, 1997 (En ligne : http://www.vacarme.org/article936.html )
C - « Le grand tournant des années 70/80 : d’une langue cachée entre soi, à une langue qui s’affiche et se donne », texte de base à deux exposés : St. Etienne (CLES, 26/04/97) et Narbonne (12/07/98).
I- « Un centre, un chercheur. Interview de Bernard Mottez », in Lettre du CEMS, 30 septembre, n°1, pp. 2-6.
1999
C- « Introduction. Débuts de l’enseignement de la Langue des Signes (fin des années 70) » in Les rencontres de Saint-Jacques. La LSF : son enseignement, Paris, INJS, 10 avril, pp. 1-3.
OC- « Une page d’histoire », dialogue Harry Markowicz et Bernard Mottez, pp. 7-17 ; « Colères. Propos de Bernard Mottez tenus à l’adresse de Françoise Davoine », pp. 93-103 ; « De l’engagement personnel dans la recherche en sciences humaines » dialogue de Bernard Mottez avec Nicole Diederich, pp. 141-149 ; « Juifs, sourds, muets et les autres » dialogue de Bernard Mottez avec Myriam Pécaut, pp. 235-244 ; in Pascale Gruson et Renauld Dulong (sous dir. de), L’expérience du déni. Bernard Mottez et le monde des sourds en débats, actes journée du 10 octobre 1997 du CEMS, Paris, Éd. Maison des Sciences de l’homme, 309 p.
2000
A- « Les codas, une communauté de vécu » in Surdités, revue international, n° 2, juin, pp. 14-17.
I- « Mottez et le monde des sourds. Le Petit Bernard illustré », in Echo Magazine, septembre-octobre, pp. 4-5.
2004
E- « Flipper au flipper ou le capitalisme et l’ennui. Petit essai de sociologie ludique », texte écrit à la fin années 1950, in Histoire et sociétés. Revue européenne d’histoire sociale, présentation de François Vatin, n° 9, pp. 95-115.
2005
« L’étang », poème écrit en été-automne 1971, inédit.
A- « Esquisse avec trous d’un commentaire à Culture et Différence par son auteur même », écrit probablement en 1993, jusqu’au présent inédit.
A- « L’expérience de la surdité », document pour le séminaire interne du CEMS du 3 février 1994. Appendice aux textes relatifs au Congrès des Sourds Juifs parus dans Das Zeichen, jusqu’au présent inédit.
A- « Accueillir la surdité », non daté, jusqu’au présent inédit.
2006
L- Les Sourds existent-ils ? Textes réunis et présentés par Andrea Benvenuto, Paris, L’Harmattan, 2006, 388p. Les trois derniers articles inédits en 2005, ont été publiés dans cet ouvrage.


Notice biographique de Bernard Mottez


1930 Bernard Mottez naît le 22 novembre à Sainte Colombe sur Seine (Côte d’Or).
1953 Licence de philosophie.
1954 DESS de philosophie sur le choix professionnel. Ses travaux s’inscrivent dans le cadre d’une recherche sur la mobilité sociale que mène Alain Touraine au Centre d’études sociologiques.
1954 et 1955. Vacataire à l’Institut des sciences sociales du travail. Participe à la recherche sur la sidérurgie lorraine : « Les travailleurs face au changement technique », sous la direction de J. D. Reynaud et A. Touraine.
1955 et 1957. Service militaire (Allemagne, France, Maroc, Algérie).
1958 Mariage avec Dora Guerra, d’origine salvadorienne, qui s’impliquera plus tard dans le mouvement pour la reconnaissance de la langue des signes (cf. année 1984).
Création du Laboratoire de sociologie industrielle par Alain Touraine. Mottez y participe. Ses recherches sont centrées autour de la sociologie du travail, spécifiquement sur l’histoire des systèmes de rémunération.
1959 Participe à la création de la revue Sociologie du travail où il publie plusieurs articles et réalise les comptes rendus jusqu’en 1968. Membre du comité de rédaction en 1966, il s’en retire définitivement en 1972.
1960 Naissance de son premier enfant.
Stagiaire au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), attaché en 1961, chargé de recherche en 1963 et maître de recherche en 1975.
1961 à 1964. Chargé de cours à l’Institut d’études psychologiques et psychosociales de l’Université de Bordeaux, cours sur « L’histoire du mouvement ouvrier ».
1963 Doctorat de troisième cycle en sociologie à la Sorbonne, thèse dirigée par G. Friedmann.
1964 Naissance de son deuxième enfant.
Et 1965. Cours au Centre des sciences humaines appliquées de la Faculté de lettres et sciences humaines de Paris, sur le thème « Les problèmes actuels du syndicalisme ».
1966 Publication du livre Systèmes de salaire et politiques patronales. Essai sur l’évolution des pratiques et des idéologies patronales, Éditions du CNRS, 266 p. (Résultat de sa thèse. Traduction espagnole, Editorial Nova Terra, 1971).
1966 et 1967. Est détaché à Santiago du Chili au titre de la coopération technique comme conseiller du ministre de travail, W. Thayer, du gouvernement d’Eduardo Frei Montalva. Il a pour tâche de créer un Institut de recherches en sciences sociales du travail. Peu après son départ, naît l’Instituto de Estudios Laborales (rattaché à un futur Conseil Supérieur du Travail qui ne verra jamais le jour). Devient en même temps professeur invité à la FLACSO (Faculté latino-américaine de sciences sociales) où il donne un cours de « Sociologie du travail et du mouvement ouvrier » et organise un séminaire de recherche.
1968 Cours à l’Institut des sciences sociales du travail sur « La sociologie de la rémunération ».
1969 Cours à l’École de Superintendants du Travail, d’ « Initiation à la sociologie du travail et des organisations ».
1970 Le Laboratoire de sociologie industrielle devient le Centre d’étude des mouvements sociaux. Les travaux de Mottez se centrent dès lors sur l’alcoolisme et les handicapés.
1971 Publication du livre La sociologie industrielle, Paris, PUF, 128 p. (trad. japonaise et espagnole en 1972 ; portugaise et arabe en 1974).
Dans le cadre de l’Institut national d’orientation professionnelle, anime un groupe de travail d’étudiants consacré à l’insertion professionnelle des débiles mentaux. L’année suivante, il anime un second groupe sur l’insertion professionnelle aux métiers d’aveugles.
1972 et 1973. Ses recherches sur le terrain le conduisent à fréquenter les bibliothèques et archives d’associations ou institutions qui se consacrent aux handicapés. Il s’intéresse aux paralysés, aux mutilés du travail, aux débiles, aux aveugles, aux sourds et, surtout, aux alcooliques. Il rédige un rapport sur « L’alcoolisme en milieu de travail » (CEMS, 140 p.), qui a pour fonction première de proposer au Haut Comité d’étude et d’information sur l’alcoolisme des directions de travaux de recherche sociologique.
1973 Au cours d’un voyage d’étude en Suède, il approfondit ses recherches sur l’alcoolisme. D’autre part, il enquête sur la situation des sourds. À la suite de ce voyage, il rédige un projet ATP sur « La méthode des signes dans l’enseignement des sourds », son premier texte consacré aux sourds. Cette étude des mécanismes de production de l’image dépréciative et de l’exclusion sociale du sourd (sous le prétexte officiel de son insertion) est en même temps une contribution à l’étude du racisme.
1975 Rencontre avec Harry Markowicz, chercheur au Laboratoire de linguistique de l’université Gallaudet à Washington, dirigé par William Stokoe. Cette rencontre précipite son engagement dans le monde des Sourds. Dorénavant, ses recherches sont centrées sur les relations sourds-entendants, sur la langue des signes, la culture des Sourds et leur histoire.
Assiste au 7ème congrès de la Fédération mondiale des Sourds à Washington, États-Unis.
1975 1976. Au retour de son voyage aux États-Unis, rédige un rapport intitulé À propos d’une langue stigmatisée, la langue des signes, texte qui popularise les analyses des linguistes américains ; exhorte à tirer les leçons pour éviter les impasses dans lesquelles les Américains se sont mis avec l’anglais signé et propose, pour la première fois en France, le nom de langue des signes française qui sera bientôt adopté.
1976 Septembre. Arrivée de Harry Markowicz à Paris, venu travailler avec Bernard Mottez au Centre d’étude des mouvements sociaux (CEMS), grâce à un contrat de recherche du CORDES.
Novembre. Ouverture à l’Institut national de jeunes sourds de Paris, du premier cours de langue des signes en France, par J. Jouannic. Mottez compte parmi ses élèves.
1977 à 1986. Fondateur et rédacteur, avec Harry Markowicz pour les cinq premières années, de Coup d’Œil, bulletin sur l’actualité de la langue des signes en France et dans le monde. L’impact de Coup d’Œil s’explique par son rôle informatif, ses analyses de l’actualité, ses prises de position polémiques et l’organisation de séjours de chercheurs en France et à l’étranger. Coup d’Œil jouera un rôle de catalyseur dans le mouvement en faveur de la langue des signes. Diffusé dans une trentaine de pays, au moment de son arrêt le bulletin tire à 1200 exemplaires.
1977 à 1979. Avec Harry Markowicz, ouvre un séminaire de sociolinguistique, sur la langue des signes et la communauté des Sourds à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).
1978 1979, 1981 et 1982, organise avec Harry Markowicz des stages d’été à l’université Gallaudet d’une trentaine de personnes (sourds, parents, professionnels). À la suite de ces stages, les participants décident de fonder les associations qui, telles l’Académie de la Langue des Signes et 2 LPE (Deux Langues pour une Éducation), joueront en France un rôle décisif dans les changements des années 80.
1980 à 1987, puis en 1989 et 1990. Chargé de conférence à l’EHESS.
1981 Publication du livre La surdité dans la vie de tous les jours, Paris, CTNERHI, diff. PUF, 104 p. (épuisé).
Retour de Harry Markowicz aux États-Unis.
1982 Séminaire de Mottez à l’EHESS, intitulé « Ethnographie de la communication. La communication entre sourds, la communication entre sourds et entendants ».
1984 à 1986. Dora Mottez participe à la commission en charge de l'accessibilité du futur musée des sciences du parc de la Villette. La « commission accessibilité » est créée à la demande de Paul Delouvrier, alors président de l'EPPGHV, l’organisme qui regroupe tous les sites situés sur le parc de la Villette, dont le futur musée des sciences. Paul Delouvrier affirme ainsi sa volonté politique de rendre le futur musée des sciences accessible à tous, y compris aux visiteurs handicapés. Il confie cette mission à Louis Avan. Celui-ci réunit autour de lui des associations de parents, des représentants de différents handicaps et, fait exceptionnel pour l’époque, des personnes elles-mêmes handicapées. Pour la première fois en France, s’engage ainsi une réflexion sur l'accès à la culture des personnes handicapées. Guy Bouchauveau et Dora Mottez y contribuent. À l'issue de ses travaux, la commission édite « la charte des personnes handicapées », dont la partie « public sourd » est rédigée pour l’essentiel par Dora Mottez. Une recommandation de la commission concerne l'emploi de personnes handicapées, qui se voit confirmée en mars 1986 par l’embauche du premier médiateur (au monde) en langue des signes, Guy Bouchauveau (sourd), de Cécile Guyomarc’h (interprète), et d'Hoëlle Corvest (aveugle).
1985 La contribution de Bernard Mottez dépasse les limites de la France. Il est invité au 2° Congrès des Sourds latino-américains à Buenos Aires, en marge duquel sont prises d’importantes décisions en matière de politique de la langue des signes. Il joue un rôle essentiel dans les orientations retenues.
1986 Enseigne à l’École nationale de la santé publique pour la formation des élèves-professeurs de sourds.
1988 Chargé de cours au SERAC (Sourds-entendants recherche, action, communication) pour la formation des interprètes LSF-français.
1989 Participe activement au festival de la culture sourde « Deaf Way » à Washington.
1991 Présente une partie de son travail sur les banquets de sourds-muets et l’origine du mouvement Sourd, dans le cadre du premier colloque organisé à Washington par l’Association internationale d’histoire des Sourds.
Octobre. Il est l’un des principaux organisateurs du colloque franco-américain sur la surdité à Paris.
Dans le cadre du CEMS et du CPSAS (Centre de promotion sociale des adultes sourds), il réalise un séminaire intitulé « Ce qui grince et grimace entre sourds et entendants », dernier de la série de ceux qu’il mène depuis des années à l’EHESS.
1992 De retour à Buenos Aires, il fait l’ouverture, une intervention et la clôture du Premier colloque latino-américain (Argentine, Brésil, Uruguay et Chili) sur l’éducation bilingue des enfants sourds, organisé par Graciela Alisedo. Partie créer en Argentine la première école bilingue pour enfants sourds, Graciela Alisedo avait participé au séminaire de Mottez à l’EHESS et était correspondante de Coup d’Œil.
1993 Entre le 16 octobre et le 23 décembre, séjour d’étude au Gallaudet Research Institute. Il poursuit ses recherches autour du vocabulaire (signes et mots) pour désigner les Sourds et les entendants, entamées dans son article « Les Sourds existent-ils ? ». Il s’intéresse aux problèmes des minorités à l’intérieur de la communauté sourde et des États-Unis. Il participe à des débats, donne des conférences et rencontre de nombreux chercheurs, étudiants et enseignants.
1994 Organise avec Carol Erting, un séminaire franco-américain sur le bilinguisme à Washington.
1997 Le 10 octobre, le Centre d’étude des mouvements sociaux, organise une journée d’étude consacré aux travaux de Mottez. Journée qui fera plus tard, l’objet d’une publication : L’expérience du déni. Bernard Mottez et le monde des sourds en débats, sous la direction de Pascale Gruson et Renauld Dulong, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 1999.
1999 Reçoit la distinction de « meilleur promoteur entendant de la cause sourde » à la soirée des Mains d’Or organisée par l’Académie de la Langue des Signes Française.
2004 Juillet. Lors de l’université d’été à Poitiers, l’association 2LPE rend hommage à Bernard Mottez et annonce le projet de Michel Lamothe, de réédition de Coup d’Œil.
Le 20 novembre, l’association GESTES organise la conférence « Les sourds existent-ils ? Hommage à Bernard Mottez » à la Mairie du 9ème arrondissement de Paris. L’enregistrement vidéo devrait être prochainement mis en ligne par WEBSOURD.
2005 Depuis janvier, Bernard et Dora Mottez vivent au Salvador, Amérique Centrale.
Au cours de sa carrière, Bernard Mottez a participé aux travaux de diverses associations et revues : au comité de rédaction de la revue Sociologie du travail et de la revue Surdités, auprès du conseil d’administration de l’Académie de la Langue des Signes Française, de celui de GESTES (Groupe d’études spécialisé : thérapie et surdité), et d’ALTER (Association internationale d’histoire des infirmités).
Le 3 janvier 2009, décès de Bernard Mottez à San Salvador, El Salvador.

(Publiée dans Bernard Mottez, Les Sourds existent-ils ? Textes réunis et présentés par Andrea Benvenuto, Paris, L’Harmattan, 2006, pp. 373-378)


Message du CA AFILS du 10/01/09

Bonjour,
Nous, interprètes et services membres de l'AFILS, avons été très peinés à l'annonce du départ de Bernard Mottez. Sa gentillesse, sa douceur et son ouverture d'esprit en faisait un être humain d'exception. Sa clairvoyance et son esprit visionnaire doublaient cette humanité d'une intelligence hors du commun.
Bernard a levé le voile sur la communauté Sourde et en a montré sa richesse culturelle et humaine. En faisant cela et tant d'autres choses pour la communauté, Bernard a également favorisé l'éclosion et le développement du métier d'interprète français-LSF.
Aussi, bien que nous ne soyons pas une association de Sourds, l'AFILS serait-elle heureuse de faire partie des associations participant à la collecte de fonds. Pouvez-vous nous faire savoir si cela est possible et comment?.
Nous vous en remercions chaleureusement par avance.
Bien cordialement a vous.
Guylaine Paris,
Presidente de l'Afils
Message de Patrick Fourastié du 10/01/09

Bonsoir à toutes et à tous,
C’est pourtant une bien triste nouvelle qui me chagrine....
J'accepte à participer au Comité MOTTEZ , selon mes disponibilités .
C'est une véritable sortie de la nuit et du brouillard pour la communauté sourde de France, après le Congrès de Milan interdisant la pratique de la langue des signes.
Depuis les années 70, le sociologue de l'émancipation M.Bernard Mottez est le premier chercheur en France à s'être passionnément mobilisé sur la question de la langue et de la culture des Sourds sur l'exclusion sociale dont ils ont été mis et sont encore victimes et sur les perspectives d'une nouvelle convivialité entre sourds et entendants, il a mis tout en oeuvre pour faire connaître le mouvement sourd et pour l'amplifier.
Après avoir rencontré Harry Markowicy, linguiste américain, il a publié,en 1977, la revue " Coup d'Oeil " avec son ami pendant plus de 10 années de travail sur l'actualité de la surdité et il a participé à d'innombrables réunions, colloques et manifestations.
Et également, il est l’un des principaux organisateurs du Colloque Franco-Américain intitulé « Les Sourds dans la Société, Education et Accès » sous l'initiative de la Fondation de France en partenariat avec la Fédération Nationale des Sourds de France, en mi-octobre 1991, je suis frappé par le célèbre coup de gueule donné par le sociologue détestant voir la discrimination arbitraire des organisateurs entendants qui refusèrent laisser la parole aux sourds ayant envie de s’exprimer sur la liberté de choix des modes d’enseignement scolaire : oralisme ou éducation bilingue d’après la loi du 18 janvier 1991, je lui ai entièrement donné raison pour sa défense magistrale que je ne l’ai jamais oubliée ! .
Bernard a suivi, s'est penché, a observé, écouté de près le monde des sourds dans tous les horizons pour rédiger des centaines d'articles sur la question : " Les Sourds existent-ils ? " pour faire découvrir le monde des entendants. Il demandait toujours aux sourds : " Montrez-moi un signe ! ".
Son action humaniste n'est jamais oubliée pendant la période du réveil sourd.
De plus , il est bien venu à Orléans , le 2 mars 1985 pour donner sa conférence intitulée sur le film américain « Mon nom est Jonah » avec le pionnier de l'éducation des enfants sourds M.Jean-François Mercurio, regretté ami , sous l'égide de l'antenne 2 LPE-Orléans en partenariat avec la Maison des Sourds du Loiret (anciennement Club Abbé de l’Epée ), beaucoup de sourds et entendants orléanais étaient érmeveillés par cet exposé d’une très vive intelligence mais complète en détails sur l’Identité Sourde. (voir article Echo de Famille ci-joint ).
Au Revoir , notre cher Bernard et ses dons de " poète ".


Message de Armand Pelletier du 05/01/09
Je vous remercie de m'avoir informé , je me souviens bien ce qu'il a fait pour défendre aux sourds et c'est grâce en lui pour la LSF qu'il consacre.
Bien cordialement
Armand Pelletier